RAPPORT ANNUEL 2024
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
PROVINCE DE L’EQUATEUR
VILLE DE MBANDAKA
RAPPORT ANNUEL EXERCICE 2024
Jacquie KANGU KOBE
Coordonnatrice
Janvier 2024AA
INTRODUCTION
Femmes sans frontières « FSF » en sigle est une organisation féminine des droits congolais oeuvrant pour la cause et la défense des droits de la femme dirigée par les femmes, créée depuis le 20 Août 2008 dont son siège principal est établie au numéro 36 de l’avenue Bonsomi, Quartier mambenga, Commune de mbandaka, Ville de Mbandaka dans la Province de l’Equateur en République Démocratique du Congo.
Le présent rapport qui couvre la période du 01 Janvier au 31 Décembre 2022 s’inscrit dans le cadre de la bonne gouvernance qui repose sur l’obligation de rendre compte afin de permettre à toutes les parties prenantes de s’informer sur la vie de la structure. Durant cet exercice les activités de Femmes sans Frontières gravitent autour de trois projets dont le premier projet intitulé Appui aux Activités Agro-pastorales au profit de 500 ménages féminins après l’épidémie de la maladie à Virus Ebola dans les villages IKOKO IMPENGE, BOYEKA –NGOMBE et ITIPO, Secteur des EKONDA, Territoire de BIKORO fiancé par l’ONU FEMMES a été réalisé en consortium avec deux autres ONG dont il s’agit de l’ONG Association des Femmes Plus en actions, AFEPA en sigle et l’ONG Association des Femmes Pygmées et Intellectuelles de l’Equateur, AFIPE en sigle, dont l’ONG ATDERBI était la structure lead qui avait représenté d’autres structures auprès du bailleurs. En il s’en suivra le projet de la Sensibilisation organisée sur le VIH/SIDA et la lutte contre les Violences Basées sur les Genres (VBG) dans la ville de Mbandaka, financé par la Banque Mondiale dans le cadre du plan de développement urbain PDU, enfin la sensibilisation sur la maladie à virus Ebola et la covid-19 dans l’Aire de santé Mama Balako dans la zone de santé de Wangata sur les fonds propres de l’ONG femmes, sans frontières.
Outre cette introduction, le rapport est subdivisé en 3 chapitres et une conclusion, à savoir :
1. Appui aux Activités Agro – pastorales au profit de 500 ménages féminins
2. Sensibilisations sur le VIH/sida et les violences basées sur les genres ;
3. Renforcement des mesures de prévention et de protection sur la maladie à virus Ebola et la covid-19 dans l’aire de santé Mama Balako dans la zone de santé de Wangata ;
Enfin une conclusion boucle le présent rapport.
CHAPITRE I PROJET D’APPUI AUX ACTIVITES AGRO-PASTORALES AU PROFIT DE 500 MENAGES FEMININS APRES LA MALADIE A VIRUS EBOLA DANS LES VILLAGES D’ITIPO, BOYEKA NGOMBE ET IKOKO IMPENGE DANS LE TERRITOIRE DE BIKORO
0. Contexte
FSF a bénéficié d’un appui financier du Fonds des Femmes pour la Paix et l’Action Humanitaire via l’organsinions participante des Nations Unies « ONU Femmes » dont le projet intitulé « Appui aux activités agropastorales au profit de 500 ménages féminins après l’épidémie à virus Ebola dans les villages IKOKO-IMPENGE, ITITPO ET BOYEKA NGOMBE, territoire de Bikoro ».
Le consortium FSF était constitué des Femmes sans frontières » qui s’était occupée des formations de renforcement des capacités et de la coordination du projet, soit 40% du cout total, l’Association Femmes Plus en Action « AFEPA » en sigle s’éait occupée des activités pastorales, soit 30% du cout total et l’ Association des Femmes Intellectuelles et Pygmées de l’Equateur « FORFEDD »en sigle s’occupait des activité agricole avec un cout total de 30%.
Le projet consistait à installer six champs communautaires de multiplication des semences améliorées des maïs et des patates douces de deux hectares par chacun ainsi que la construction d’une porcherie pilote en matériaux locaux pour la reproduction et les multiplications des porcins comme géniteurs.
Etant donné que le projet consistait à maintenir la paix et contribuer à la résilience communautaire de 500 ménages (dont 300 ménages bantous composés de 200 femmes et 100 filles ainsi que 200 ménages pygmées composés de 120 femmes et 80 filles) affaiblis après l’enlèvement de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, des études approfondies ont été menées quant à ce et les résolutions prises ensemble avec les communautés étaient reparties de la manière que voici :
1. Former 500 femmes et filles sur l’importance de la femme au maintien de la paix, la promotion de leurs activités, leur contribution à la résilience après l’épidémie de la maladie à virus Ebola et la conduite et l’installation de leurs champs et élevages de porcins ;
2. Installer trois porcheries communautaires pilotes pour la multiplication des porcins comme géniteurs afin d’autonomiser la gestion dans chaque village ;
3. Cultiver tous les six champs communautaires par les cultures des patates douces après avoir observé une sécheresse prolongée au risque d’arriver à un tau faible de rendement par la culture des semences de maïs améliorée et accroître les revenues.
Cela nous amené avoir des résultats supérieurs par rapport à ce qui a été prévus ; du fait que tous les 500 ménages féminins prévus ont bénéficier des formations de renforcement de capacité et nous avons 30 femmes leaders regroupées dans les noyaux communautaires et aussi 47kg de patates douces au lieu de 30 kg prévu dans le document du projet ainsi que d’un couple de porcins. Donc, on a observé une augmentation de 30% des revenus des ménages des bénéficiaires au lieu de 20%.
1. METHODOLOGIE
Le projet a été exécuté par les méthodes participatives, par la sensibilisation et la tenue des réunions. Pour ce faire 3 ateliers et 11 réunions ont été organisé avec les communautés à tous les niveaux dont ;
Une réunion de plaidoyer avec les autorités admiratives et coutumières y compris les Présidents Territoriaux de la société civile de Bikoro;
Un atelier de lancement officiel du projet par l’Administrateur du Territoire, étaient présents ;
Les membres du Comité Local de Sécurité ;
les Chefs de Secteurs ;
les autorités religieuses ;
les Chefs de groupements ;
les présidents des sociétés civiles ;
les Chefs Coutumiers ;
Messieurs et mesdames les responsables des Associations Féminines
3 Réunions dans les trois villages avec toutes les parties prenantes pour identifier les ménages bénéficiaires du projet ;
Ateliers de formation des 300 femmes et 200 filles regroupées en 9 sites en terme de trois sites par village ont été organisés ;
Un atelier de formation des 10 femmes et filles ayant distinguées ;
3 Réunions ténues dans les trois villages avec les autorités coutumières et les chefs des terres pour l’identification des sites agro-pastoraux.
3 Réunions techniques de recadrage et de suivi des activités du projet ont été organisées dont chacune par village en vue d’adapter les cultures à semer au climat dans le respect strict du calendrier agricole ;
Une réunion de clôture du projet.
En effet, nous avions associé la communauté dans toutes les étapes du projet afin d’une appropriation de leur part et d’un engagement ferme des tous pour la réussite et la pérennité des activités du projet.
2. LIEU ET DUREE
D’après les closes du Protocol d’accord avec le partenaire, s’était prévu que toutes les activités du projet se réalisent à 7 mois, soit du 01 septembre 2021 au 30 mars 2022. Suite à la raréfaction des géniteurs et des porcs ravagés par l’épidémie porcine au mois de janvier de 2020, cela a perturbé le chronogramme proprement dit du projet et après échange avec le bailleur, ce dernier nous a accordé une extension sans coût de 3 mois. Donc, la durée du projet devient à 10 mois, soit du 01 septembre 20221 au 30 juin 2024.
Le projet est localisé dans les Villages d’Ikoko Impenge, Itipo et Boyeka Ngombe mais quelques activités telles les civilités, ka sesibilisation se sont organisées aussi dans le centre du territoire de Bikoro et l’élaboration des modules des formations dans la ville de Mbandaka.
3. OBJECTIF GENERAL
Contribuer au renforcement de la résilience des communautés affectées par la Maladie à Virus Ébola et augmenter de 30% les revenus des ménages féminins dans les Villages d’Ikoko Impenge, Itipo et Boyeka Ngombe. »
4. LES ACTIVITES DU PROJET
a) Les fonds de la première tranche étaient alloués à l’exécution des activités ci-après :
- Sensibiliser 2500 ménages féminins sur leur rôle et importance au maintien de la paix, lutte contre l’insécurité alimentaire et leur promotion ;
- Organiser une réunion de concertation pour identifier les ménages féminins bénéficiaires du projet ;
- Elaborer les modules des formations ;
- Former 500 femmes et filles sur l’importance de la femme au maintien de la paix, la promotion de leurs activités, leur contribution à la résilience après l’épidémie de la maladie à virus Ebola et la conduite et l’installation de leurs champs et élevages de porcins ;
- Sélectionner les femmes et filles qui distingueront pendant les formations afin de les recycler et faire d’elles comme personnes ressources ;
- Identifier 3 sites agro-pastoraux ;
- Aménager 03 champs semenciers de maïs et 03 champs de patates douces ;
- Organiser deux missions de suivi-évaluation ;
b) Hormis les fonds reçus pour la conduite les activités du second trimestre, il nous a été aussi demandé de préfinancer les activités restantes. Ces activités se répartissent de la manière suivante :
Acheter et transporter des équipements et matériels agricoles et d’élevage et des matériaux de construction des porcheries ;
Installer 06 champs reproduction de semences et construire 03 centres de reproduction des géniteurs ;
Diffuser 6 émissions de radio ;
Organiser les missions de suivi-évaluation ;
Distribuer les semences et les géniteurs aux 500 femmes agro-éleveuses ;
Distribuer les semences et les géniteurs aux 500 femmes agro-éleveuses.
Organiser une mission de suivi-évaluation ;
Produire les rapports narratif, financier et final.
5. ACTIVITES PREVUS ET RALISEES
Toutes les activités prévues reprises ci-haut ont été réalisées.
6. ACTIVITES PREVUS ET NON RALISEES
- RAS
7. RESULTATS ATTENDUS
- 2500 ménages féminins sont sensibilisés sur leur rôle et importance au maintien de la paix, lutte contre l’insécurité alimentaire et la promotion de la femme. Ici nous avions constaté un changement de mentalité ou encore la conscientisation desdites femmes pendant le lancement officiel du projet après nos discours elles ont commencé de revendiquer leurs droits après la prise de conscience aux yeux des différentes autorités politico-administratives, coutumières et toute la communauté présente. Cette état de chose a créé un embouteillage dans la salle et pour les apaiser l’Administrateur du territoire les a promis aux noms de toutes les autorités locales de s’engager pour la réussite de cette initiative féminine afin d’avoir l’égalitaire de sexe et l’autonomisation de la femme du territoire de Bikoro.
- Trois réunions de concertation avec les chefs de secteurs, les chefs de groupements et les autorités coutumières ainsi que les représentantes des organisations féminines sont organisées pour identifier les ménages féminins bénéficiaires du projet en terme d’une réunion par village ;
- 4 modules de formation sur l’importance de la participation des femmes et des filles la femme au maintien de la paix, la promotion de leurs activités, leur contribution à la résilience après l’épidémie de la maladie à virus Ebola et la conduite et l’installation de leurs champs et élevages de porcins sont élaborés ;
- 10 femmes filles qui ont distingué pendant les formations sont retenues comme personnes ressources ;
- A l’issue des réunions de concertation avec les chefs coutumiers et les chefs des terres qui ont accepté de donner 9 sites agro-pastorales qui sont par la suite identifiés dans les Villages d’Ikoko Impenge, Itipo et Boyeka Ngombe afin d’installer 6 champs agricoles de 2 hectares par champ et 3 site de reproduction et de multiplication de porcins comme géniteurs ;
- 03 champs des semences de maïs et 03 champs de patates douces sont installés ;
- Une mission de suivi-évaluation est en cours et les erreurs qui seront identifiées seront corrigées ;
- 06 champs de multiplication des patates douces sont installés et ont produit 2,1 tonnes des patates douces en terme de 374 paniers de 57 kg ;
- Les équipements, matériels et matériaux de construction sont achetés et transportés dans les sites et 3 porcheries pour la reproduction des géniteurs ;
- 06 champs de reproduction des patates douce sont installés et 03 porcheries de reproduction des géniteurs sont construites et équipées en géniteurs ;
- 500 femmes et filles agro-éleveuses ont bénéficié chacune 42,6 kg de patates douces, un sac de semence de patate douce pour la reproduction dans les champs individuels et 150 femmes et filles éleveuses ont aussi bénéficié chacune un porcelet femelle pour la reproduction dans leur petit élevage individuel ;
- 6 émissions de radio sont Diffusées et ± 5000 femmes et filles ont été conscientisées sur l’importance du leadership féminin et l’égalitaire des sexes ;
- 3 missions de suivi-évaluation sont organisées et les erreurs sont corrigées ;
- La réunion de clôture du projet est organisée et les bénéfices du projet sont générées par la communautés elle-même et la distribution a été faite aux yeux des autorités tant coutumières qu’administratives.
- Les rapports (d’avancement d’activité, mi-parcours, évaluation et fin projet) sont produits et transmis à l’ONU Femmes.
8. DEROULEMENT PROPREMENT DIT DES ACTIVITES
Après la signature du protocole d’accord avec le partenaire au mois de septembre l’an 2019, le Consortium avait exécuté les activités de tous les trois trimestres telles que prévu dans le plan de travail annuel.
Tout a commencé par l’élaboration des modules de formation et des réunions de planification des activités sur terrain, les civilités auprès des autorités politico-administratives et coutumières du territoire de Bikoro.
Par la suite, il s’en est suivi la mission à Bikoro pour le plaidoyer auprès des autorités territoriales pour leur engagement afin d’aboutir au lancement officiel du projet par l’Administrateur du Territoire, Pendant le plaidoyer, les autorités ont exprimé un engagement ferme et l’Administrateur a procédé au lancement officiel du projet, « preuve de l’engament et de l’appropriation du projet par les autorités territoriales ». La poursuite des activités a continué conformément au plan de travail.
Par rapport à l’activité des formations, il a été dit ceci :
1. Former 500 femmes et filles sur l’importance de la femme au maintien de la paix, la promotion de leurs activités, leur contribution à la résilience après l’épidémie de la maladie à virus Ebola et la conduite et l’installation de leurs champs et élevages de porcins :
Les formations en cascade des 500 femmes et filles bénéficiaires du projet se sont déroulées dans 9 sites, dont 3 sites par villages autour des matières qui suivent :
- Le maintien de la paix, l’autonomisation de la femme, l’entreprenariat et le leadership féminin ;
- La résilience communautaire après la maladie à virus Ebola ;
- La conduite des activités agro-pastorales avec les techniques culturales modernes et les techniques d’élevage des porcins comme géniteurs.
Tableau de répartition des bénéficiaires formés.
N° CATEGORIES NOMBRE BANTOUS PYGMEES
1 FEMMES 300 200 120
2 FILLES 200 100 80
TOTAL 500 300 200
Itipo : 150 bénéficiaires dont 60 femmes et 30 filles bantous ; 35 femmes et 25 filles Pygmées. Il tient de signaler que parmi les 90 bénéficiaires bantous il y a 13 BENEFICIAIRES VAINQUEURS DE L’EPIDEMIE DE LA MALADIE A VIRUS EBOLA.
Boyeka Ngombe : 150 ménages féminins dont 60 femmes et 30 filles bantous ; 35 femmes et 25 filles Pygmées
Ikoko impenge : 200 ménages féminins dont 80 femmes et 40 filles bantous ; 50 femmes et 30 filles Pygmées ont été formées et formées.
Les réunions de concertation pour l’identification des bénéficiaires
2. Identifier 3 sites agro-pastoraux ;
Les réunions avec les autorités coutumières et les chefs des terres ont aboutis par l’acceptation de la mise en disposition de 9 sites agro-pastoraux dont 6 sites pour l’installation des champs (3 pour la multiplication des semences des maïs et 3 pour la production des patates douces) et 3 sites où seront installés les sites d’élevages de porcins comme géniteurs).
Pour assurer la visibilité, 9 panneaux de visibilités ont été installés dans chaque site et par village par les ONG AFIPE et FORFED sous notre coordination.
3. Aménager 03 champs semenciers de maïs et 03 champs de patates douces ;
C’est une activité très importante dans la mise en œuvre des activités agricoles dont l’exécution a été assurée par l’ONG FORFED et la responsabilité nous incombe tous.
Après la réunion pour l’identification des sites agro-pastoraux dans chaque village, les trois communautés ont mis à notre disposition les acteurs pour conduire les taches suivantes :
Expertise locales pour l’identification des sites agropastoraux ;
Layonnages ;
Débilitation ;
Lotissement des terrains qui seront érigés les champs.
Pour se faire, les trois champs sont identifiés et les taches reprises ci-haut ont été exécutées en bonne et due forme.
a) Les activités pastorales :
Par le truchement de l’ONG AFIPE qui est commise à diriger les activités pastorales, nous avons installé 3 porcheries pilotes communautaires reparties de la manière que voici :
N° SITE Superficie Nbr de Loges NBR PORCS TOTAL GEN
L l truies verras
1 IKOKO IMPENGE 12m 7m 8 12 02 14
2 BOYEKA NGOMBE 8m 6m 4 09 02 11
3 ITIPO 8m 6m 4 09 02 11
TOTAL 30 06 36
Nous signalons que les porcheries sont construites en matériaux locaux bien sûr mais tout en respectant les règles et normes standard d’élevage des petits bétails avec des loges, les mangeoires et les abreuvoirs. Les géniteurs qui étaient achetés en première vague ont eu a mettre bas les gorets. Apres l’installation de chaque site, les séances des travaux sur la désinfestation des porcheries ont été organisées et chaque animal revivait une cure de traitement avec les produits achetés pour la pharmacie vétérinaire et des vaccins avant son introduction dans la porcherie.
Une pharmacie vétérinaire est disponible pour les traitements tant curatifs que préventifs des animaux.
Les premiers lots des géniteurs achetés ont commencé déjà à donner les petits gorets qui nous ont aidé à titre symbolique de remettre aux premiers ménages éleveuses bénéficiaires du projet dans la présence des différentes autorités politico-administratives et coutumières du territoire de Bikoro.
b) La conduite des activités agricoles
Par rapport aux activités agricoles, nous avons conduit les différentes activités jusqu’à l’installation complète et le semi de la culture des patates dans 6 champs communautaires comptant 6 hectares en terme de 1 hectare par champ. Ces activités s’étaient déroulées à la présence des bénéficiaires du projet sous l’encadrement des experts l’ONG AFEPA responsable des activités agricoles et la coordination. Les rondes phytosanitaires se faisait régulièrement afin de s’assurer de l’évolution des cultures.
Le projet étant communautaire, les bénéficiaires du projet étaient toujours présents en vue d’une appropriation durable et la matrice des différentes nouvelles techniques culturales et pastorales car en développement ce que vous faites pour quelqu’un sans lui vous le faites contre lui.
Sensibilisation
Pendant la mise en œuvre des activités du projet nous avions constaté un taux très faible ou pas de participation de la femme dans les instances et organes de prise de décision qui se résume de la manière ci-dessous :
- Des femmes vivantes avec VIH/SIDA : 9 ;
- Des femmes survivantes d’Ebola : 16 ;
- Des femmes autochtones : 200 ;
- Sur le plan politico-administratif : depuis 2006 jusqu’aujourd’hui, il n’y aucune femme élue sur l’étendue du territoire de Bikoro ;
- Sur les trois administrateurs du territoire, trois chefs de secteurs, les chefs de localités et de groupement : ZERO femme ;
- Sur les 17 groupements, tous les chefs de groupements sont les hommes ;
- Sur les 259 villages nous avons 259 chefs de villages on ne trouve toujours que les hommes.
En effet, pour vulgariser notre initiative en faveur des femmes, une espace a été achetée à la radio locale ou les femmes intervenaient et les émissions radio ont été diffusées avec comme message « l’éveille de la femme de Bikoro sur sa déclaration à la participation dans les organes de prise de décision du territoire et aussi de lutter pour leur autonomisation en promouvant le leadership féminin ».
Suivi-évaluation
4 mission de suivi-évaluation ont été organisé et les différentes parties prenantes (les autorités locales et les Noyaux communautaire et les bénéficiaires directes) ont été informé sur l’état d’avancement du projet, les erreurs identifiées telles que le regarnissage qui n’avait pas été bien fait dans les champ d’Itipo 2 et l’augmentation de la longueur de la porcherie d’Ikoko impenge car ce village contient plusieurs ménages bénéficiaires du projet (200 ménages par rapport à Itipo et Boyeka qui ont 150 par village) avait été tous corrigé. Pour renforcer le suivi-évaluation, des séances des réunions d’information sur l’état d’avancement du projet ont été organisées aussi avec.
Les rapports narratif et financier sont produits et soumis à l’ONU FEMMES en temps réel.
9. ANALYSE DES POINTS FORCES ET POINTS FAIBLES
a) Points forts
La justification à 1000 % des fonds reçus ;
Bonne collaboration entre les ONG membres du Consortium ;
Engagement communautaire des toutes les parties prenantes ;
9 sites agro-pastoraux ont été installés, 6 hectares de patates douces prévus étaient emblavés et nous avions récolté 2,1 tonnes des patates douces en terme de 374 paniers de 57 kg et tous les 500 ménage ont bénéficié 47 kg de patate douces chacun ;
15 sur 500 femmes ont bénéficié chacune une porcine pour la multiplication dans leur petit élevage individuel ;
Trois noyaux communautaires sont constitués pour assurer la continuité des activités du projet et l’encadrement des bénéficiaires ;
Et en fin toutes les activités prévues ont été réalisées conformément au plan de travail trimestriel ;
Premier macro-projet spécifique aux femmes et filles du territoire de Bikoro
La justification à 100 % des fonds reçus pour les activités ;
La réussite des activités préfinancées à 100 % ;
Bonne collaboration entre les ONG membres du Consortium ;
Engagement des toutes les parties prenantes ;
Toutes les activités prévues ont été réalisées conformément au plan de travail trimestriel ;
Le Consultant Agrovétérinaire et l’Animateurs communautaire ont bénéficié d’un avenant d’un mois avec les fonds propres du Consortium pour conduire les activités restantes des porcheries à la présence des membres des noyaux communautaires ;
Premier macro-projet spécifique aux femmes et filles du territoire de Bikoro.
b) Points faibles
o Mécontentements des autres ménages qui n’ont pas été sélectionnés par le projet ;
o L’état des routes fortement délabré ;
o Absence des fournisseurs des différents services ;
o Certaines bénéficiaires ne savent lire et écrire ainsi, elles n’ont pas des signatures fixes dans les listes de présences et les états de paie ;
o Plusieurs imprévus (par exemple le transport des chefs des secteurs et chefs coutumier pour venir à 75 km à Bikoro était sous-estimé) ;
o Les noyaux communautaires n’ont pas de moyens pour apporter une alimentation suffisante aux géniteurs dans les porcheries ;
o Manque des fonds pour assurer une bonne pérennisation des activités couteuses du projet ;
o Mécontentements des autres ménages qui n’ont pas été sélectionnés par le projet ;
o L’état des routes fortement délabré ;
o Absence des fournisseurs des différents services ;
o Certaines bénéficiaires ne savaient lire ni écrire. Ainsi, elles mettaient des emprunts dans les listes de présences et les états de paie ;
o Plusieurs imprévus (par exemple le transport des différentes autorités politico-administratives et coutumières pour venir dans les réunions de clôture à Itipo situé à plus ou moins à 75 km de Bikoro était sous-estimé) ;
o Manque des géniteurs suite à l’épidémie porcines dans le territoire de Bikoro ;
o La communauté ne dispose pas des moyens suffisants pour produire une quantité suffisante des aliments aux géniteurs dans les porcheries pour continuer une bonne pérennisation des activités pastorales ;
o La communauté manque d’un appui pour multiplier les tiges des patates douces dans leurs champs individuels ;
o Le dépassement des frais bancaires qui a fait qu’un montant de plus ou moins 2800 USD commis dans les activités soit retenus à par les frais bancaires ;
o Le dépassement des frais bancaires a affecté même les frais de l’audit externe qui était prévu initialement 2500USD et qui passe à 2150 USD.
10. Mesures prises
o Quant aux ménages qui n’ont pas été sélectionnés par le projet, nous avons essayé de les apaiser tout en les promettant d’attendre notre plaidoyer auprès des fonds des femmes et l’action humanitaires pour les intégrer dans les projets à venir.
o Par rapport à l’état des routes fortement délabré, pour surmonter à cela, nous nous sommes convenu de louer chaque fois un véhicule land cruiser qui est en un bon étant ;
o Quant à l’absence des fournisseurs des différents services nous avions eu à identifier un seul fournisseur par village ainsi pour répondre aux critères de la passation des marchés nous avions établis un procès-verbal de carence ;
o Certaines bénéficiaires ne savent lire et écrire ainsi, elles n’ont pas des signatures fixes dans les listes de présences et les états de paie, ici nous les avions conseiller de mettre leurs emprunts avant la perception des fonds ;
o Plusieurs imprévus (par exemple le transport des chefs des secteurs et chefs coutumier pour venir à 75 km à Bikoro était sous-estimé), ici étant gestionnaire nous avions essayé de les satisfaire ;
o Le ravage des géniteurs par l’épidémie porcines a fait que l’équipe de la coordination et l’équipe de l’ONG FORFED puisse parcourir les territoires de Bikoro, Ingende et Kiri à la recherche des porcs comme géniteurs cela permis que le Consultant Agrovétérinaire et l’Animateur Communautaire puisse bénéficier d’un avenant d’un mois avec en charge de la coordination du projet ;
o Par rapport au fonds pour la pérennisation des activités coûteuses, nous plaidons auprès de l’ONU Femmes et d’autres partenaires afin d’appuyer la structure pour l’accompagnement de ces activités.
11. ROLE DES FEMMES DANS LA PREVENTION DES CONFLITS ET LA CONSOLIDATION DE LA PAIX
Les femmes jouent et pourraient jouer un rôle très important dans la consolidation de la paix et la prévention des conflits étant donné que ce sont elles qui sont au centre (l’auto centrisme), le pivot central ou encore le moteur du développement du territoire de Bikoro.
Dépourvues des moyens et des connaissances sur leurs droits c’est ce qui ne fait pas leurs promotions. Ainsi, étendre les formations de renforcement des capacités dans tous les secteurs et promouvoir leurs activités pour les rendre autonome sera un atout, prévoirait les conflits et consoliderait la paix. Car mieux vaut un traitement préventif que curatif, dit-on.
Par rapport à cette initiative, les 500 femmes et filles bénéficiaires directes disposent d’un capital en intrants qu’elles manquaient jadis, et à cette fin, cela leurs permet d’oser le ton, de participer non seulement dans les différentes réunions de prise des décisions dans les villages mais aussi revendiquer leurs quotas et droits après avoir bénéficiaires les formations de renforcement des capacités à travers ce projet. D’ici décembre 2020 les femmes vont acceder dans d’autres postes qu’elles ne participaient pas jadis dans la communauté.
12. OBSTACLES RENCONTREES
Mais pour les apaiser, nous les avions promis de patienter en entendant nous allons faire le plaidoyer auprès du FONDS DES FEMMES POUR LA PAIX ET L’ACTION HUMANITAIRE afin de subvenir cet état de chose (étendre les activités sur toute l’étendue du territoire de Bikoro qui est composé d’une population estimée à 325.496 habitants (en 2013). Or les 500 femmes formées ne constituent que 0.1% de la population totale et cela ne représente absolument rien et maintenir la paix dans le territoire de Bikoro.
Pendant les formations, nous avons constaté le niveau faible d’alphabétisation des femmes et surtout les 200 femmes pygmées qui ne savent ni lire et ni écrire, c’est ainsi qu’une consultante (femme pygmées leader) chargée du maintien de la paix, l’entreprenariat féminin et l’autonomisation de la femme a été recrutée pour les former en langue locale et transcrire d’autres matières de la langue national Lingala à leur langue vernaculaire.
Il y a aussi les familles victimes qui ont perdu leurs membres de famille mais qui ne sont pas pris en charge ni par le gouvernement ni les partenaires. Ces gens pleurent au jour le jour car ils sont délaissés à leur triste sort.
13. DEFIS ET BONNES PRATIQUES
* Le mécontentement des ménages féminins qui n’ont pas été sélectionné par le projet. Pour pallier à cette fin, nous les avions promis de patienter en entendant nous allons faire le plaidoyer auprès du FONDS DES FEMMES POUR LA PAIX ET L’ACTION HUMANITAIRE afin de subvenir cet état de chose (étendre les activités sur toute l’étendue du territoire de Bikoro qui est composé d’une population estimée à 325.496 habitants (en 2013). Or les 500 femmes formées ne constituent que 0.1% de la population totale et cela ne représente absolument rien et maintenir la paix dans le territoire de Bikoro.
* Le niveau faible d’alphabétisation de plusieurs femmes et filles. Surtout les 200 femmes pygmées qui ne savent ni lire et ni écrire, c’est ainsi qu’une consultante (femme pygmées leader) chargée du maintien de la paix, l’entreprenariat féminin et l’autonomisation de la femme a été recrutée pour les former en langue locale et transcrire d’autres matières de la langue national Lingala à leur langue vernaculaire.
* Les familles qui ont perdu leurs membres de famille mais qui ne sont pas pris en charge ni par le gouvernement ni les partenaires. Le consultant chargé de la résilience communautaire les avait encadrés par un appui conseil psychosociale afin de les fortifier à surmonter cette douleur et reprendre leur ancien mode de vie bien que blessés.
14. MECANISMES MIS EN PLACE POUR ASSURER LA DURABILITE DU PROJET
Etant l’étape la plus importante pour une gestion durable des bénéfices du projet qui seront conduites par la communauté elle-même, nous avons produit un document que nous avons mis à leur disposition de la communauté avec un budget que nous plaidons auprès des Fonds des femmes pour la paix et actions humanitaires (l’ONU Femmes) afin d’apporter main forte à cette initiative historique dans le territoire de Bikoro en faveur des femmes.
Ainsi, comme dit ci-haut ; les femmes et filles se partageront les acquis du projet par un système de métayage comme elles font dans leurs marques de ristournes traditionnelles communément appelées LIKELEMBA ou AVEC afin que tous ceux qui ont été identifiés puissent bénéficier.
Les trois noyaux communautaires vont chapeauter les activités agropastorales dans les trois villages en organisant beaucoup plus des réunions et des séances de sensibilisation sur l’importance de la promotion du leadership féminin vers son autonomisation effective et l’égalité de sexe tout en réclamant leurs quotas et droits de participer dans les différentes instances et organes de prise de décision. Afin sur les dénonciations des cas des violences basées sur le genre qui sont identifiés à la fin du projet mais par crainte et ignorance, les victimes ne savent pas où commencer pour dénoncer.
L’engagement des autorités politico-administratives et coutumières et l’adhésion ou l’appropriation du projet par les bénéficiaires directes est un indicateur clé dans la durabilité du projet (les chefs de secteurs participent dans les activités de suivi-évaluation du projet par l’approbation des ordres des missions). Ainsi les femmes qui avaient distingué pendant la formation ont été recyclées et retenues comme personnes ressources. Nous les avions regroupé en noyaux communautaires, elles ont participé dans toutes les activités du projet voir même dans le suivi-évaluation.
15. Budget
3 % restant à la première tranche Montant reçu à la deuxième tranche Coût
des activités
préfinancées Total
Frais bancaires Situation relevé bancaires
1460,67 USD 52823 USD 9015 USD 63298,67 USD
1277,4 USD 40,71 USD
Observations :
Le projet a subi un surplus des frais des tenus du compte à l’ordre de 1.853 dollars Américains prévus pour les activités et l’audit externe. En effet, le coût des frais restant dans le compte pour l’auditeur qui sera recruté très prochainement est de 2150 dollars Américains comme prévu dans le document face.
16. RECHERCHES ET PRODUITS DE CONNAISSANCE
La coordination du projet organisait à chaque étape les missions de suivi-évaluation avec un reportage au bénéfice des communautés locales.
Par rapport à la diffusion des connaissances, cela nous avons réunir également les images, les documents, les vidéo et audio et les participants étaient issus de tous horizons (des tribus confondues notamment pygmées et bantoues). Nous avons rencontré plusieurs bénéficiaires surtout les femmes et filles pygmées qui ne Savent ni lire ni écrire, les messages issus des modules de formation et les émissions radios ont été donc assemblés et traduit en leurs langues locales de façon à permettre à tout le monde de bien comprendre.
Sur le plan environnemental, nous avons constaté une déforestation aggravante dans le territoire de Bikoro en général et beaucoup plus dans les villages ciblés par le projet. La communauté utilise les mauvaises pratiques de la pêche et chasse, un état de chose qui a occasionné la surexploitation des ressources tant forestières que végétales et la dégradation de l’état du sol qui donne un rendement très modique. Nous avons aussi observé la présence des exploitants forestiers industries qui ne respectent pas les cahiers de charge leur présenté par la communauté autochtone mais cette dernière continue à croupir dans la misère. Ce qui est dangereux pour la forêt du territoire de Bikoro et la seule richesse qu’à cette communauté et surtout qu’il n’y a pas une politique de déboisement. Donc à l’horizon de 2030 si rien n’est fait on connaitra une déforestation alarmante et cette communauté risquera d’être nomade. Ainsi, la population croupie dans la misère et l’insécurité alimentaire bat plein.
Daufait que l’agriculture est l’activité principale de ladite communauté, on a constaté donc que les femmes et filles du Territoire de Bikoro qui travaillent beaucoup plus par rapport aux hommes sont totalement exposées à travailler dur avec un faible rendement. (Il serait souhaitable toujours de les appuyer par les différentes interventions afin de promouvoir leur autonomisation effective).
Par rapport à la situation de la femme du territoire de Bikoro qui avec l’appui financier du WWF, elles se sont regroupées dans les associations féminines mais leurs statuts ne sont pas notariés par manque d’un appui financier. D’autre part l’ONG OXFAMGB avait installé les décortiqueuses et construit plusieurs entrepôts communautaires pour renforcer l’initiative du WWF mais par manque d’intrants agricoles pour augmenter la production, ces outils ne fonctionnent pas par ce que le rendement de la production est faible et ne permet pas d’être entreposer.
Avec l’appui historique et unique des Fonds de femmes pour la paix et l’action humanitaire (ONU FEMMES) au profit de 500 femmes et filles la première dans le territoire de Bikoro, les décortiqueuses ont fonctionné et les entrepôts ont été alimenté pendant les récoltes qui ont conduit les bénéficiaires à augmenter 40% des revenus de leurs ménages par 46.2 kg de patate douce, 1 sac des tiges semenciers et un porcelet pour leur petit élevage individuel.
RECOMMANDATIONS
Les autorités politico-administratives et coutumières du territoire, les différentes parties prenantes et les bénéficiers directes du projet recommande au fonds des femmes pour la paix et l’action humanitaires à travers l’ONU FEMMES de doter les femmes du territoire de Bikoro d’une porcherie communautaire moderne et d’intrants agricoles afin de bien tenir l’autonomisation effective et le leadership féminin des femmes et filles.
CONCLUSION
Avec l’appui financier des fonds des femmes pour la paix et l’action humanitaire à travers l’ONU Femmes, les structures membres du consortium FSF, les différentes autorités locales et les différentes parties prenantes ainsi que les bénéficiaires directes du projet ont émis leurs engagement ferme et cela a favorisé une réussite massive du projet avec une augmentation des revenus des manges de 40% de la manière que voici : les 6 hectares de champs ont produit 2,1 tonnes des patates douces en termes de 374 paniers de 57 kg par chacun au lieu de 1 tonne initialement prévue en terme de 20 kg par ménages (1,1 tonnes de plus). En suite les 500 femmes et filles agro-éleveuses ont chacune bénéficié de 42,6 kg de patates douces, et 23 femmes et filles éleveuses ont également bénéficié d’une porcine femelle, sur une cible de 15 femmes (8 femmes de plus).
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ANNEXE RESUME
Résumé des activités menées avec l’appui financier des fonds des femmes pour la paix et l’action humanitaire sur terrain et les résultats atteints.
CHAPITRE 2 : SENSIBILISATIONS SUR LE VIH/SIDA ET LES VIOLENCES BASEES SUR LES GENRES
L’entreprise GVRD Sarl titulaire du marché de travaux de réhabilitation et modernisation de l’Institut MAINGOWA à Mbandaka a prévu dans le PGES la sensibilisation des ouvriers et de la population riveraine sur les des ouvriers et de la population riveraine contre la propagation du sida afin de se prévenir contre ce fléau et violences sexuelles et VBG ainsi que la non utilisation des mineurs au sein de l’entreprise.
1. Méthodologie
Pour l’exécution harmonieuse des activités sur terrain, l’ONG FSF a organiser un des réunion de concertation avec les responsables du GVRD, les chargés de la mission de contrôle, le Point Focal Provincial de la PDU, le délégué du Maire de la Ville de Mbandaka et du Bourgmestre de la Commune de Mbandaka, l’Environnementaliste de l’Enterprise, les sensibilisateurs, le Coordonnateur du PNMLS, délégué du chef de Division Genre, familles et enfants, un maitre avocat et les ouvriers, le Préfet de l’institut MAINGWA et Directeur de l’école primaire voisine, les Chefs du quartier et des rues, le Président du comité des parents et autres membres de la société civile afin de faire participer toutes les parties prenantes et aboutir à un consensus sur la conscientisation et la mise en pratique des matières issus de la sensibilisation.
A cet effet, un atelier de sensibilisation et de lancement des activités a été organisé devant les différentes parties prenantes citées ci-haut avec des séances d’explication et d’information sur la connaissance, les modes de protections contre le VIH/SIDA et les dépliants ont été distribués. Pour assurer la durabilité de l’action, les sensibilisateurs recrutés par FSF ont été descendus sur terrain pour sensibiliser aussi la population environnante quant à ce.
2. OBJECTIFS GENERAUX
Les objectifs généraux poursuivis par cette activité sont :
- Contribuer à la prévention et sensibilisation des ouvriers et de la population riveraine contre le VIH/sida ;
- Lutter contre les violences basées sur les genres et les VBG et la non utilisation des mineurs au milieu de travail par les cadres et agent de GVRD Sarl.
3. RESULTATS ATTENDUS
A l’issue de cette activité :
- Les cadres et les ouvriers de l’entreprise GVRD Sarl sont sensibilisés sur la prévention et lutte contre le sida au sein de l’entreprise durant 10 jours ;
- Durant 10 jours de sensibilisation, ± 10.000 personnes issues de population riveraine autour de l’Institut MAINGOWA sont sensibilisées sur la prévention et lutte contre le VIH/sida et les violences basées sur les genres la non utilisation des mineurs au sein de l’entreprise ;
- Les cadres et les ouvriers de l’entreprise GVRD Sarl sont sensibilisés sur les violences basées sur les genres ainsi que la non utilisation des mineurs au sein de l’entreprise ;
4. DÉROULEMENT DES ACTIVITÉS
a. Réunion de civilité
La réunion des civilités a été tenue devant le Maire de la ville ainsi que les autorités municipales et sécuritaires, Femmes sans frontières a profité de cette occasion pour expliquer aux autorités le but poursuivi et les résultats attendus par le projet ainsi que l’engagement des autorités pour la réussite de l’activité.
b. De la caravane motorisée
S’agissant de cette grande activité, FSF a recruté les motards qui ont scionné les avenues retenues par les activités afin d’attirer l’attention du public et distribuer les dépliants produits à cet effet avec des messages claires relatifs aux violences basées sur les genres et la non utilisation des mineurs au sein de l’entreprise ainsi que les sanctions prévues par la loi et prévenir le VIH/sida, le mode de contamination et privilégier le dépistage volontaire.
c. De la sensibilisation des cadres et ouvriers de l’entreprise GVRD Sarl
Par rapport à la sensibilisation des cadres et ouvriers de l’entreprise GVRD Sarl, cette activité s’est déroulée dans l’une des salles du chantier de l’Institut MAINGOWA, regroupant les différentes autorités urbaines, municipales, sécuritaires, du quartier Ibanga, les notables du quartier, la mission de contrôle de l’Espace Tropical, cadres et ouvriers de l’entreprise GVRD, la population riveraine et les sensibilisateurs de FSF pour le lancement des activités de sensibilisation.
Un expert du Programme National Multisectoriel de lutte contre le Sida, PNMLS en sigle et celui de l’Avocat Sans Frontière, (ASF en sigle) ont expliqués tour à tour aux participants les différents modes de transmission notamment : les rapports sexuels non protégés, l’utilisation des objets tranchants et la transmission de mère à l’enfant et les moyens de prévention. S’agissant du VBG, l’expert a vulgarisé les différentes lois nationales et internationales qui interdisent les violences basées sur les genres la non utilisation des mineurs au sein des entreprises et les sanctions qui en découlent.
d. De la diffusion des émissions radios
En ce qui concerne cette activité, la Radio Soleil couchant a été retenue pour l’animation et la diffusion des émissions radios concernant les violences sexuelles et celle basées sur les genres la non utilisation des mineurs au sein de l’entreprise et les différentes sanctions prévues par la loi animées par l’Avocat Sans Frontières et les émissions sur le VIH/sida ont été animées par l’expert du PNMLS recrutés pour cette fin.
e. De la sensibilisation de la population riveraine
Femmes sans frontières a recruté des sensibilisateurs dont la mission principale était sensibilisée porte à porte les 13 avenues retenues qui entourent l’Institut MAINGOWA. Notons que les populations riveraines ont été sensibilisées sur les violences sexuelles et celles basées sur les genres la non utilisation des mineurs au sein de l’entreprise GVRD Sarl et les peines prévues par la loi et le VIH/sida.
Il est à signaler que cette activité réalisée dans les 13 grandes avenues qui entourent l’Institut MAINGOWA à toucher 9.450 personnes.
5. BUDGET
Le budget alloué pour l’organisation des activités sur les violences sexuelles et celles basées sur les VBG et celles liées aux VIH/sida est de 8.000 dollars américains dont le rapport financier donne tous les détails.
CHAPITRE 3 : RENFORCEMENT DES MESURES DE PREVENTION ET DE PROTECTION SUR LA MALADIE A VIRUS EBOLA ET LA COVID-19 DANS L’AIRE DE SANTE MAMA BALAKO
1. Contexte
La ville de Mbandaka a connu une fois de plus l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus d’Ebola et la Covid-19 qui vient de surgir en République Démocratique du Congo.
S’agissant particulièrement de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Equateur dont la gravité liée à la propagation de la maladie et à la mortalité due à cette épidémie qu’on a identifié des cas de décès et des personnes atteintes dans les zones de santé d’Iboko, Bikoro, Bolomba, Lontumbe … pour ne citer que celles-là à attirer l’attention de FSF. C’est la raison pour laquelle, FSF a commencé les activités de sensibilisation porte à porte auprès des habitants des quartiers Mama Balako du 04 16 juin au 28 novembre 2020, sur les méthodes préventives d’EBOLA et la Covid-19. Afin de rompre la chaine de transmission la sensibilisation de la population de l’aire de santé de Mama BALAKO.
2. Objectif Global
L’objectif visé par cette activité est de sensibilisé 70% des habitants du quartier Maman Balako sur l’importance sur la double épidémie qui sévit dans la ville de Mbandaka par la méthode porte à porte.
3. Résultats attendus.
• A la fin de l’activité les résultats ci-après ont été observés :
• La population sensibilisée et conscientisée connaisse les symptômes de la maladie à virus Ebola et la covid-19 et appellent les autorités sanitaires ;
• La population sensibilisée et conscientisée accepte les enterrements digne et sécurisés ;
• La population sensibilisée adopte un comportement de prudence pour couper la chaine de transmission du virus à EBOLA et de la covi-19.
Notons que FSF a disposée 7 mobilisateurs pour la réussite de cette activité qui a duré 2 mois et ces derniers ont sensibilisés 14.853 personnes selon les rapports transmis auprès du bureau central de la zone de santé de Wangata.
Les sujets ci-dessous ont été développés lors de la sensibilisation de masse :
- Sensibilisation sur la protection contre la MVE et le COVID-19 ;
- Importance de la vaccination contre la MVE ;
- La mise en isolement des personnes à haut risque
- L'importance de lavage de main ;
- Sensibilisation sur l'importance des Enterrement Digne et Sécurisé (EDS) ;
- Les signes de la MVE et de la COVID-19 et les modes de protection ;
- Importance du port des masques.
4. CHRONOGRAMME DES ACTIVITES DE LA SENSIBILISATION CONTRE LA MVE ET LA COVID-19 A L’AS MAMA BALAKO DE JUIN A NOVEMBRE 2020
N° ACTIVITES A MENEES RESPONSABLE TRIMESTRE I TRIMESTRE II
jui juil Aout Sept octo nov
1 Identifier les différents sites de sensibilisation Superviseurs et mobilisateurs X
2 Produire les fiches de collecte des données Logisticien et Animateur communautaire X X X X X
3 Organiser les séances de sensibilisation porte à porte dans les ménages ciblés Superviseurs et mobilisateurs X
4 Organiser les séances de sensibilisation dans des bars, terrasses, garages et restaurants ; Superviseurs et mobilisateurs X
5 Organiser les séances de sensibilisation dans des écoles et universités Superviseurs et mobilisateurs X
6 Distribuer les kits de protections aux différents bénéficiaires Coordonnateur et superviseurs X X
7 Organiser les missions de suivi-évaluation et rapportage. Coordonnateur et Chargée de suivi et évaluation X X X X X
5. Budget 5340 USD.
Conclusion
Pendant la réalisation des activités de sensibilisation sur terrain, nous avons compris que cela a été très important du fait que nos communautés faisaient face à deux ennemis mortels à la fois (COVID-19 et EBOLA). Ainsi, les méthodes et techniques de lutte et de protection contre ces ennemis leurs ont bien permis de se protéger et limiter la chaine de contamination afin d’éradiquer la COVID-19 et la maladie à Virus Ebola dans leurs milieux.
CONCLUSION GENERALE
Au cours de l’année 2020 FSF avait reçus le financement de deux partenaires, dont le premier projet intitulé appui aux Activités Agro-pastorales au profit de 500 ménages féminins après l’épidémie de la maladie à Virus Ebola dans les villages IKOKO IMPENGE, BOYEKA –NGOMBE et ITIPO, Secteur des EKONDA, Territoire de BIKORO fiancé par l’ONU FEMMES à la hauteur de 116.759 USD a été exécuté en consortium de 3 structures sur lequel lui était la structure Lead. Un autre projet de Sensibilisation organisée sur le VIH/SIDA et la lutte contre les Violences Basées sur les Genres (VBG) dans la ville de Mbandaka, financé par la Banque Mondiale dans le cadre du plan de développement urbain PDU à la hauteur de 8000 USD et le dernier de la sensibilisation sur la Maladie à virus Ebola et la COVID-19 dans l’Aire de santé Mama Balako dans la zone de santé de Wangata sur les fonds propres de FSF dont le montant de 5340 USD. Dont au cours de cet exercice, l’ONG ATDERBI avait géré un montant de 130.189 USD.
Pendant l’exécution desdits projets sur terrain, ce qui nous avait marqué beaucoup plus c’est le travail en consortium qui est plus mieux puisque cela nous avait permis d’avoir plusieurs échanges de expériences et des compétences des autres. En suite du côté de la communauté, nous avons compris que les méthodes des plaidoyers pour implorer l’implication et l’engagement des différentes autorités , des réunions de concertation avec toutes les parties prenantes pour leur expliquer la pertinence du projet afin de trouver les attentes de tous pour le bon fonctionnement du projet et la participation des bénéficiaires dans toutes les activités sont atouts qui favorisent la réussite d’un projet.
Ainsi, quant à la situation de la femme, il est à noter qu’il n’y a pas assez des avancées dans le contexte de la promotion des droits de la femme et sa participation dans des organes et instances décisionnelles pose encore problème, il reste encore beaucoup à faire et surtout qu’on avait observé plusieurs cas de violences basées sur le genre. Ainsi, il nécessite plusieurs actions de sensibilisation et interventions sur terrain pour promouvoir la femme et atteindre l’égalité de sexe conformément à la loi de notre pays.
Quant à notre personnel, il a été trop professionnel sur terrain tout en respectant le code de bonne conduite de FSF qu’il avait signé. Cet état de chose nous a permis à atteindre nos objectifs et obtenir le résultat au-delà de ce qui a été prévu.
Fait à Mbandaka, le 13 janvier 2025
Pour Femmes Sans Frontières,
Jacquie KANGU KOBE
Coordonnatrice